Raimondas Rumsas
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Raimondas Rumsas jugé pour importation de produits illicites
BONNEVILLE (Haute-Savoie), 23 nov (AFP) - Le coureur cycliste lituanien Raimondas Rumsas et son épouse Edita comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel de Bonneville pour importation illicite de médicaments pouvant être utilisés comme dopants. Selon l'accusation, Mme Rumsas, née Bardzilauskas, a été interpellée le 28 juillet 2002 à proximité du tunnel du Mont-Blanc par des agents de la douane, en possession d'une grande quantité de produits pharmaceutiques, d'érythropoïétine (EPO) et d'un lot de seringues. Les douaniers avaient également découvert dans le coffre de sa voiture un appareil destiné à mesurer le taux de globules rouges dans le sang. Son époux, Raimondas Rumsas s'était classé troisième le matin même du Tour de France 2002, derrière l'Américain Lance Armstrong et l'Espagnol Joseba Beloki. Mme Rumsas, placée pendant soixante-quinze jours en détention préventive en France et son mari, incarcéré quelques jours en Italie en exécution d'un mandat d'arrêt européen, seront présents à l'audience, selon leur avocat, Me Alexandre Varaut (barreau de Paris).
Usage familial Raimondas Rumsas avait été libéré par la cour d'appel de Florence au motif que le chef de poursuite n'était pas suffisamment grave pour justifier une incarcération préventive. Entendu sur commission rogatoire en Italie en septembre 2002, il avait refusé de se rendre en France. Un médecin polonais, le Dr Krzysztof Ficek, prescripteur de certains des médicaments importés de Lituanie, est également poursuivi. Mme Rumsas a expliqué aux enquêteurs qu'une partie des médicaments était destinée à des membres de sa famille, que d'autres étaient à son usage et que la dernière part était pour Raimondas Rumsas qui dément avoir utilisé des produits dopants. Les médecins experts, mandés par la justice, ont indiqué qu'une partie des médicaments n'était pas susceptible d'être utilisée pour les maladies citées par les prévenus. Ils confirment en revanche que nombre de ces produits peuvent être employés comme produits dopants ou en accompagnement de produits dopants. Certains sont indécelables dans les analyses d'urine, selon l'accusation. Me Alexandre Varaut fait valoir que Raimondas Rumsas n'a pas fait l'objet d'une mise en examen, mais seulement d'un mandat d'arrêt. "Un mandat d'arrêt peut valoir mise en examen si l'intéressé est en fuite", a commenté Me Varaut, joint par téléphone, "mais M. Rumsas n'a jamais quitté son domicile". Positif à l'EPO De facto "c'est un simple témoin qui a été renvoyé en correctionnelle", a poursuivi Me Varaut. "Ils doivent donc annuler l'ordonnance de renvoi et recommencer la procédure", a conclu l'avocat, qui demandera l'annulation. Il s'attend néanmoins à ce que son acte de procédure soit joint au fond et que l'audience soit tenue. Le tribunal devrait mettre son jugement en délibéré. Ouverte sur le chef de "prescription, cession et administration de sustances dopantes à un sportif en bande organisée", l'accusation a été requalifiée lors du renvoi devant le tribunal en "offre, facilitation et incitation à l'usage de substances dopantes à un sportif", une qualification moins grave.
En juin 2003, toujours dans l'équipe italienne Lampre, Raimondas Rumsas a été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) pendant le Tour d'Italie dont il prenait finalement la 6ème place. La contre-expertise s'étant avérée positive, Rumsas était déchu de son rang dans le Giro et suspendu pour un an par la Fédération lituanienne. Cette peine était accompagnée d'une amende de 2000 francs suisses (1295 euros) pour le coureur nommé meilleur sportif de l'année 2002 dans son pays.
Raimondas Rumsas jugé pour importation de produits illicites
BONNEVILLE (Haute-Savoie), 23 nov (AFP) - Le coureur cycliste lituanien Raimondas Rumsas et son épouse Edita comparaissent jeudi devant le tribunal correctionnel de Bonneville pour importation illicite de médicaments pouvant être utilisés comme dopants. Selon l'accusation, Mme Rumsas, née Bardzilauskas, a été interpellée le 28 juillet 2002 à proximité du tunnel du Mont-Blanc par des agents de la douane, en possession d'une grande quantité de produits pharmaceutiques, d'érythropoïétine (EPO) et d'un lot de seringues. Les douaniers avaient également découvert dans le coffre de sa voiture un appareil destiné à mesurer le taux de globules rouges dans le sang. Son époux, Raimondas Rumsas s'était classé troisième le matin même du Tour de France 2002, derrière l'Américain Lance Armstrong et l'Espagnol Joseba Beloki. Mme Rumsas, placée pendant soixante-quinze jours en détention préventive en France et son mari, incarcéré quelques jours en Italie en exécution d'un mandat d'arrêt européen, seront présents à l'audience, selon leur avocat, Me Alexandre Varaut (barreau de Paris).
Usage familial Raimondas Rumsas avait été libéré par la cour d'appel de Florence au motif que le chef de poursuite n'était pas suffisamment grave pour justifier une incarcération préventive. Entendu sur commission rogatoire en Italie en septembre 2002, il avait refusé de se rendre en France. Un médecin polonais, le Dr Krzysztof Ficek, prescripteur de certains des médicaments importés de Lituanie, est également poursuivi. Mme Rumsas a expliqué aux enquêteurs qu'une partie des médicaments était destinée à des membres de sa famille, que d'autres étaient à son usage et que la dernière part était pour Raimondas Rumsas qui dément avoir utilisé des produits dopants. Les médecins experts, mandés par la justice, ont indiqué qu'une partie des médicaments n'était pas susceptible d'être utilisée pour les maladies citées par les prévenus. Ils confirment en revanche que nombre de ces produits peuvent être employés comme produits dopants ou en accompagnement de produits dopants. Certains sont indécelables dans les analyses d'urine, selon l'accusation. Me Alexandre Varaut fait valoir que Raimondas Rumsas n'a pas fait l'objet d'une mise en examen, mais seulement d'un mandat d'arrêt. "Un mandat d'arrêt peut valoir mise en examen si l'intéressé est en fuite", a commenté Me Varaut, joint par téléphone, "mais M. Rumsas n'a jamais quitté son domicile". Positif à l'EPO De facto "c'est un simple témoin qui a été renvoyé en correctionnelle", a poursuivi Me Varaut. "Ils doivent donc annuler l'ordonnance de renvoi et recommencer la procédure", a conclu l'avocat, qui demandera l'annulation. Il s'attend néanmoins à ce que son acte de procédure soit joint au fond et que l'audience soit tenue. Le tribunal devrait mettre son jugement en délibéré. Ouverte sur le chef de "prescription, cession et administration de sustances dopantes à un sportif en bande organisée", l'accusation a été requalifiée lors du renvoi devant le tribunal en "offre, facilitation et incitation à l'usage de substances dopantes à un sportif", une qualification moins grave.
En juin 2003, toujours dans l'équipe italienne Lampre, Raimondas Rumsas a été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) pendant le Tour d'Italie dont il prenait finalement la 6ème place. La contre-expertise s'étant avérée positive, Rumsas était déchu de son rang dans le Giro et suspendu pour un an par la Fédération lituanienne. Cette peine était accompagnée d'une amende de 2000 francs suisses (1295 euros) pour le coureur nommé meilleur sportif de l'année 2002 dans son pays.
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